Nicolas, 16 ans
Mon pénis, pour moi, a toujours été la grande inconnue. Ayant eu une puberté tardive, je me suis toujours inquiété de la “normalité” de mon engin - d’ailleurs, je m’en soucie toujours. J’ai 16 ans, aucun rapport à mon actif et une virilité très peu marquée. Par virilité, j’entends surtout pilosité. C’est curieux, mais c’est comme ça.
Poir moi, être poilu (des jambes, des aisselles, du pubis) a toujours symbolisé une certaine puissance, un atout. Quelqu’un qui a des poils a une belle queue. Tant et si bien que, vers mes 14 ans, voyant que mon pubis était toujours aussi vierge de tout occupation pileuse, je pris peur. “Si dans trois mois je n’ai toujours pas de poils, je vais voir un docteur”. Depuis, je suis fièr de la légère touffe qui a pris place à cet endroit. Au même niveau que mon pénis, elle fait partie de moi. Je dirais même plus, elle fait partie de mon pénis.
Mon premier souvenir pénicentré remonte à ma première masturbation. A cette époque, j’avais un mot, “se branler”, les copains en parlaient souvent. J’ai voulu essayer, mais je n’avais aucune idée de la marche à suivre. J’ai donc essayé infructueusement différentes techniques. Celle dont je me souvient me paraît aujourd’hui complètement ridicule : ayant décaloté mon gland, je posais un index de chaque côté du “petit trou”, et je tirais dessus pour qu’il s’ouvre et qu’il se ferme. Ca n’apportais pas grand chose, mais c’était déja ça. Ensuite, je me suis rapellé d’un geste que ces mêmes copains mimaient souvent quand ils parlaient de masturbation : un vif aller-retour du poignet, resserré en forme de puits. Et c’est comme ça que j’ai atteint mon premier orgasme : recroquevillé, les yeux révulsés, le coeur battant à cent à l’heure, et l’incommensurable impression d’avoir découvert quelque chose. De ça, je m’en souviendrai toujours.