Encyclopénis

Un recueil de témoignages concernant le pénis.
Car décidément, il n'y a pas que la taille qui compte.

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Jul 20
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A. 21, pénis et normalité

J’ai longtemps eu un problème avec le fait de savoir si mon pénis était normal.

Déjà tout petit, en maternelle, j’avais remarqué - grand mystère - que certains de mes camarades n’avait pas de peau sur le gland, l’un d’eux de payait même le luxe supplémentaire d’une tache de naissance de superficie honorable stratégiquement située.

C’est resté un simple curiosité jusqu’à l’entrée en primaire, année où le pédiatre a décrété qu’il fallait décalotter ça régulièrement. Or il s’est avéré que ça passait mal, très mal, tellement mal en fait qu’il fallait faire ça avec lubrifiant spécial (ça existe) suivi de mictions assis dans l’eau chaude sous peine de vives douleurs. Mes parents, fort peu portés sur le sadisme, arrivèrent pour mon plus grand plaisir à arracher au médecin une trêve qu’ils essaieront de ne jamais de rompre.

Arrive le collège. Pour la taille l’incertitude n’est pas longue, je suis honnêtement pourvu, d’autant plus que le tombeur du groupe reconnait sans aucune honte ses 12cm, nous laissant tous cons avec nos centimètres pas si utiles et notre pucelage.

Arrive aussi en même temps les premiers films pornographiques, et là, choc : pas une seule bite qui penche, alors que mon organe semble avoir des accointances communistes. Et pas un qui ait ces petits boutons que j’ai sur la verge. Serais-je un mutant ? D’autant que pendant ce temps là mon problème de décalottage ne s’est pas arrangé tout seul, j’acquière donc une technique de masturbation (et de nettoyage) ne nécessitant pas de me découvrir le gland, tout en prenant conscience qu’il faudra bien agir un jour pour régler ça.

Je tente de contraindre ma bite vers la droite, me disant naïvement que si elle continue à croître ainsi orientée, ça compensera peut-être sa tendance à virer à gauche.

Nous voici déjà au lycée, j’envoie paître une fille qui me plaît, trop peur d’aller trop loin avec et de me bousiller le prépuce. Je me dis toujours qu’il faudra faire quelque chose.

Arrivé en terminale je trouve une petite amie, et là quand même je prends mon courage à deux mains, je monte voir l’infirmière scolaire et lui expose le problème. Elle, très gentille, me prend un rendez-vous chez un urologue après examen de la bête.

Arrivé chez l’urologue avec ma mère (il me manque alors 3 mois pour être majeur), discussion avec le médecin qui lâche “va falloir couper ça, sinon il ne pourras pas devenir un grand garçon” (connard).

Le jour dit, je me fais donc triturer convenablement, le médecin me laisse en bonus un bout du frein qui formera une boulette de chair quasiment insensible et que je porte toujours. Malheureusement à la fin de mon mois de dispense d’activité sexuelle, la belle s’est envolée. Mon pénis tous neuf reste au garage.

Nous voila maintenant à la fac, dans la petite chambre de la cité U. Ma copine vient pour la première fois, elle veut éteindre la lumière, je saute sur l’occasion : j’ai appris entretemps que la courbure n’était pas anormale, mais pour les boutons, même si je sais qu’ils ne viennent ni d’une maladie ni d’un manque de propreté, je ne veux pas trop tester sa réaction.

Mais l’été approche, et si je pouvais me débarrasser de ces fichus boutons avant de monter chez cette amie si jolie… Ah, on me dit que ça ne va pas être possible, les boutons aussi sont “normaux”, la guigne me poursuit décidément.

Il faut croire que je m’inquiétais pour rien, elle ne verra rien de choquant ou d’anormal, finissant de me rassurer sur ma normalité. Ainsi j’ai pu, plus tard, répondre non, en toute bonne foi, à une partenaire qui me disait “t’as une bite bizarre”.