L'intermittente
Intermittente du sexe, je crois que c’est l’expression la plus juste. Pas par ma faute, enfin si, je n’avais qu’à ne pas tomber amoureuse d’un homme habitant à 832 km et des broutilles de moi. Un homme, et son pénis bien sûr. Pas de surnom, ou juste un mais pour rire : gros bonbon rose, en référence à l’allure que prend son gland lorsqu’il est en pleine excitation. J’adore ça les bonbons.
J’ai longtemps pensé aux pénis avant même de pratiquer. à ce que se serait d’en avoir un qui gigote entre mes jambes, dans ma bouche, entre mes mains. Maintenant que j’ai apprivoisé le sien, j’ai toujours hâte qu’il me revienne que l’on puisse appliquer toutes ces pensées humides qui m’ont traversé l’esprit pendant son absence. Oui, jamais fan des pornos, j’ai toujours préféré me faire des films dans la tête depuis mes 7 ans à peine, bien sûr avec le temps ils sont devenus de moins en moins innocents.
Un de mes rêves d’enfant plutôt que d’être chanteuse ou maîtresse d’école, c’était d’être bonne au lit. Alors le jour ou j’ai su que j’allais enfin y goûter, dans tout les sens du terme, j’ai eu une légère appréhension, mais très légère, due au fait qu’à ce moment précis je ne pensais pas au plaisir de l’autre mais celui que j’éprouverais ou non à en donner.
Une fellation non appréciée par l’un est une fellation ratée pour les deux, j’ai lu ça des tas de fois et cette phrase était devenue mon proverbe. Et si sa bite pue ? Et si elle a mauvais goût ? Et si ma bouche est trop étroite et que j’y mets les dents ? Et s’il me demande d’arrêter tellement que je manie mal ? Bien évidemment, rien de tout cela n’a eu lieu, et je pense que l’amour que nous nous portions déjà mutuellement y était pour quelque chose.
Son pénis est un vrai bijou, il faut savoir s’en occuper, chaque parcelle de peau, prendre tout le temps qu’il faut pour se faire aimer de lui. Constamment surprise de quelle sensation peut me procurer telle ou telle position, parfois que je pourrais croire que son pénis est doté d’une paire d’yeux à la place du petit trou, sachant explorer tout les recoins de mon anatomie. Pourtant je n’ai que trop rarement atteint l’orgasme, je ne sais pas pourquoi, peut-être une masturbation trop fréquente les années passées : je me suis longtemps occupée moi-même de mon vagin et je n’arrive ainsi à atteindre mon climax sexuel que toute seule. De cause à effet (ou pas) je pourrais copuler pendant des heures si ça ne dépendait que de moi, ou pendant 15 minutes, me laver et reprendre 15 minutes après si encore une fois ça ne dépendait que de moi, à la recherche du plaisir absolu à deux. Je me surprends parfois à le supplier de me refaire l’amour après avoir déjà eu mon compte à peine une ou deux heures auparavant, mais malheureusement, le défaut d’un pénis c’est qu’il doit parfois se laisser le temps de recharger, personne n’est parfait.