Encyclopénis

Un recueil de témoignages concernant le pénis.
Car décidément, il n'y a pas que la taille qui compte.

Pour participer (et pour lire une fascinante FAQ), cliquez ici !
Mar 25
Permalink

Anonyme: mon pénis, c'est moi

Je ne l’appelle pas pénis. C’est ma queue, ou ma bite. Je n’ai jamais compris ces hommes qui donnaient un nom à leur pénis. C’est une partie de moi, comme mes pieds ou mes mains. Donnerait-on un nom à son oeil gauche? A chaque fois qu’une fille a voulu donner un nom à mon pénis, ça a cassé mon désir. Instantanément. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas ce besoin chez les femmes. Au fil de mes partenaires, à force d’être confronté à ce jeu des petits noms, j’ai pourtant fini par m’y habituer. Aujourd’hui, quand ma copine vient tâter mon “gros champignon”, ça m’excite. Mais je trouve toujours puéril le fait de le nommer.

La taille de mon pénis ne m’intéresse pas, il doit faire dans les 17 cm, je crois, mais il est surtout bien épais. En fait, ça ne m’a intéressé que quand j’ai commencé à devoir mettre des capotes: j’avais du mal à enfiler les capotes standard mais les XL étaient trop larges. Finalement, après plusieurs essais, j’ai trouve une marque de capotes qui me va bien et je n’en ai plus changé.

J’aime le sexe. Enormément. Trop, peut-être. Et donc la masturbation. Dès l’âge de 4 ou 5 ans, pour autant que je m’en souvienne, puis à partir de 10 ans: j’ai été précoce. Adolescent, je me branlais jusqu’à 10 fois par jour, à en avoir mal à la queue. Aujourd’hui, à presque 30 ans, malgré une vie sexuelle épanouie de mec en couple depuis plusieurs années, j’aime toujours autant me masturber, une à trois fois par jour. C’est même meilleur après une bonne baise, on a plus de sensations, l’ensemble du pénis réagit, tout est plus sensible.

Le fait d’être un gros branleur (au sens littéral du terme) au service d’une énorme libido a eu deux effets. Le premier a été de me désensibiliser (relativement) le pénis. Quand on passe plusieurs heures d’affilée à se masturber devant Internet en faisant en sorte que çà dure le plus longtemps possible, on perd forcément en sensation au bout d’un moment. Le deuxième effet a été de me rendre un amant infatigable. Ma libido a fait que j’ai rarement connu la panne, même si c’est arrivé. En revanche, le manque de sensation ne m’a jamais fait jouir avec une fille dans les premières années de ma vie sexuelle active, ce qui m’a rendu assez frustré. Mes partenaires déclaraient toutes forfait après leur n-ième orgasme de la soirée et leur vagin qui commençait à devenir douloureux. Et moi, je me finissais tout seul. J’envie les éjaculateurs précoces, quelque part.

Mon pénis et moi, on ne fait qu’un. La panne, quand elle survient, c’est parce que je ne suis pas en confiance, je ne connais pas assez la fille, ou alors que je suis tellement bourré ou crevé que mon corps se dérobe. Toutes mes premières nuits avec des filles ont été catastrophiques. C’est toujours impressionnant de se mettre à poil devant quelqu’un. Systématiquement, je me mets à trembler et à avoir froid: sans doute l’adrénaline. Puis, les caresses et la chaleur de la couette aidant, je remonte la pente. Mais les débuts sont toujours laborieux.

Aujourd’hui, ce n’est pas parce que je suis excité que je bande. Cela n’a pas été toujours vrai: je me rappelle d’érections homériques en pleine classe au collège. Désormais, je ne bande que si je m’autorise à bander. Par contre, intérieurement, je n’ai aucun contrôle sur mon excitation: si je suis excité, il va me falloir plusieurs heures ou une bonne branlette pour que je me détende.

Aujourd’hui, je suis en couple depuis 5 ans, et j’essaie de maîtriser ma libido toujours aussi présente. Il a fallu que j’attende plusieurs relations ratées et quelques années avant d’établir une relation suffisamment longue avec une fille et partir enfin véritablement dans l’exploration de ma sexualité. J’aimerais faire l’amour à ma copine tous les jours, mais elle n’est pas forcément réceptive. Alors je me cache dans les toilettes, au bureau, où je peux, pour me branler. Mais je suis satisfait ainsi. Et heureux. Oui, heureux.