Max, 19 ans
Mon pénis est moi, c’est une grande histoire. C’est lui qui me bloque, c’est lui qui m’empêche de m’épanouir comme je l’aimerais. Pourquoi ? Je suis tout simplement éjaculateur précoce. Oh là, la moitié des lecteurs ont fui… Je m’explique …
Déjà, je n’ai jamais eu l’occasion de parler de ce “problème”, même avec mes meilleurs amis. Je ne suis pas à l’aise sur le sujet.
Tout est arrivé lors de ma troisième expérience sexuelle (la première j’avais 12 ans - oui je sais, précoce encore). C’était une relation stable et sérieuse que je commençais à avoir, “l’amour des beaux jours”, on se découvre, on se chamaille, on se touche, on se frotte - on s’irrite -, j’avais 17 ans.
Elle se frotte à moi avec insistance, me domine, et après pas mal de câlins, l’effervescence, je ne peux pas la repousser, je ne peux pas refouler, c’est l’éjaculation. Je me dis que c’est pas grave, que je ferai mieux le coup d’après, mais ce ne fut guère mieux. Notre premier rapport fut une catastrophe, elle ne savant pas bien s’y prendre, qui en voulait toujours plus et … moi j’étais bien loin. Je n’arrivais pas à lui procurer autant de plaisir que je le voulais. Je me rattrapais sur le clito, avec ma belle langue qui touche mon nez mais ça ne suffit pas toujours.
Elle, compréhensive, s’en accommodait et me rendait heureux même si j’étais toujours aussi frustré à l’idée de faire l’amour et de ne pouvoir la satisfaire (je le suis toujours d’ailleurs).
Arrive ensuite l’épreuve de ma vie, une folle envie nous traversait, elle m’empoigna le pénis, le masturba et là, l’explosion, une immense sensation, un cri orgasmique mais en même temps de douleur. Les draps tachés de sang… déchirure du frein. Je ne souhaite à aucun homme de subir cet événement, heureusement en future infirmière elle pris “très bien” la chose mais j’y repense encore… RDV chez l’urologue, petite anesthésie locale et hop plus de frein, et là c’est le choc. Je découvre que mon pénis ne se décalottait pas bien, en effet mon frein était trop court… (En passant, mon médecine généraliste a quand même essayé de me cautériser à vif sans anesthésie, je crois que j’ai jamais autant gueulé de ma vie…)
Vient enfin la remarque pendant le rapport : “Doucement s’il te plait, contrôle-toi.” Mais malgré mes efforts je ne peux rien contrôler et au bout de quelques minutes c’est le drame (voire une minute). Frustration extrême, elle en avait marre. Je la quitte, quelques jours après.
Voici enfin le but de mon histoire, le but de ce témoignage : je suis un frustré. Mon pénis fait environ 14 cm en érection, soit, je sais très bien que la taille ne compte pas. Mais comment faire en étant en même temps éjaculateur précoce, et qu’il m’arrive fréquemment d’éjaculer pendant les préliminaires ? Dans ces cas là, on se retient, on vit seul avec sa main droite, de peur de décevoir, de peur d’être la honte, la risée de tous si une fille ose parler. Une frustration que j’essaye de soigner en contrôlant mon muscle PC, mais c’est dur, long, et seul c’est d’autant plus chiant. J’enrage intérieurement, je suis obligé de me limiter, de ne pas aller trop loin de peur que ça dérape et que je ne puisse pas contrôler. Encore hier, je me suis retrouvé avec un caleçon bien mouillé rien qu’en me frottant contre ma partenaire …
Je m’étais fait une raison, maintenant je me sens seul. Mon pénis freine ma vie.