Célia
Mon histoire avec le pénis commence vers mes 6-7 ans. Un garçon venait tous les soirs chez moi, ma mère l’aidant à faire ses devoirs. Quand nous avions fini, nous jouiions dans ma chambre en attendant que sa mère vienne le chercher. Il choisissait toujours le jeu, c’était Tarzan, le jeu. Et Tarzan, la nuit, il faisait l’amour. Dans son jeu c’était tout l’temps la nuit. Alors il me déshabillait, se déshabillait et se frottait contre moi. Je n’disais rien et j’attendais. Pendant ces moments je n’regardais jamais son pénis. Je le sentais contre moi mais j’e n’en ai pourtant pas de souvenirs précis, ma mémoire s’est appliquée à tout effacer. Je n’en ai jamais parlé. Je n’avais pas d’image précise d’un pénis alors je me l’imaginais. Ce petit « jeu » a duré jusqu’à mes 11 ans. Assez longtemps pour que le pénis devienne pour moi l’objet de domination. Si le garçon choisissait le jeu, que moi je n’savais pas protester c’était bien qu’il dominait. La différence entre lui et moi c’était son sexe. Evident donc que le sexe masculin permette la domination.
A partir de ce moment la j’ai souhaité plus que tout avoir un pénis. C’était pour moi un jouet indispensable. C’est aussi à cette époque que j’ai décidé que jamais personne ne me pénétrerait. Je voulais etre un homme. J’était persuadée que la nature s’était trompée, que mon corps ne me correspondait pas. Le pénis est devenu une obsession, je n’pensais plus qu’à lui. Pourtant je n’en avais jamais vu. Je m’imaginais alors un genre de tuyau plutot long qui se tordait comme on le souhaitait. C’est là que mon imagination s’est mise à fabriquer de nombreuses histoires de petits garçons dont le pénis était « multifonction ». J’avais alors 8 ou 9 ans. Dans ces histoires les garçons dominaient car grace à leur sexe, ils étaient capables de nombreuses choses que les filles ne pouvaient pas faire. Ils les aidaient alors. Leur sexe était dans mon esprit réellement grand à cette époque. Ils pouvaient meme les nouer sur eux même et ce sans aucune douleur.
Je suis sortie avec quelques garçons au collège jusqu’à ce que je comprenne qu’à force, ils voudraient coucher. Alors je me suis coupée d’eux. Ils ne pouvaient être que mes amis, de cette façon aucun pénis ne me dominait. Notre relation était d’égal à égal. J’avais toujours cette image d’un pénis dominateur pourtant il devenait laid dans mon esprit. En effet je savais à quoi il ressemblait réellement et la réalité était bien différente de mon image fabriquée de toute pièce. Il était plus laid. Il devenait une espèce de chose molle et visqueuse, dégoutante. Je n’voulais jamais avoir à faire à lui. Petit à petit, seule l’image de la chose effrayante est restée. Aussi laid, il ne pouvait que faire du mal. Le pénis ne pouvait procurer du plaisir qu’à son possesseur. Il devenait ce monstre que possédait les hommes pour leur propre plaisir. Pourtant je souhaitais toujours devenir un garçon. Je m’imaginais jouant avec cet objet, me masturbant. Un jour, cette idée m’a abandonnée. Sans prévenir, comme ça. J’étais une fille, je n’y pouvais rien. J’allais faire avec. Je ne voulais surtout pas de pénis en moi. Pourtant j’ai souvent eu l’envie de tenir un sexe bandant dans une de mes mains, l’envie de le glisser dans ma bouche et de faire plaisir à son maître. Mais jamais ce désir ne fut comblé de peur que l’autre veuille plus.
Je me suis réellement détachée des hommes et de leurs sexes ignominieux le jour ou je suis tombée amoureuse. D’une jeune fille. Une fille avec qui je donnais à mes doigts l’usage d’un pénis. Mais d’un pénis qui ne serait destiné qu’à faire plaisir à l’autre. Le pénis n’est toujours pas un objet de plaisir pour moi, il reste comme un ennemi, que peut etre un jour je découvrirai plus.