Aurélien, 23 ans
Maintenant que j’y réfléchis, ma relation avec mon pénis a toujours été assez ambigüe ; il faut dire que j’ai toujours été d’une grande timidité, et que mes premières relations sociales avec la gente féminine n’ont guère été appréciable. Mon pénis et moi avons pendant très longtemps été rien de plus que des voisins.
Petit, les filles de mon école se montraient peu intéressées par le petit garçon aux grosses lunettes qui jouait aux Playmobils plutôt qu’au foot. Il ne me vient qu’un seul souvenir d’une quelconque attention féminine à mon égard durant les 10 premières années de ma vie. Ce genre de comportement me laissait perplexe, j’en déduisais que j’étais quelqu’un d’assez repoussant, et inconsciemment, mon pénis aussi, bien que personne autre que moi ne l’ai vu.
J’ai bien vu plusieurs autres pénis, quand nous nous mettions nus avec des camarades, malgré ma pudeur ; mais pour le peu que j’en ai vu, ils étaient fait comme moi. Une fois, je me suis mis tout nu devant une amie qui venait jouer à la maison, espérant qu’elle ferait de même. Bien sur elle ne l’a pas fait, mais je ne crois pas qu’elle ai été dégoutée par la vue de mon pénis. Je me suis dit que finalement, j’étais à peu près normal, et je n’ai donc jamais vraiment été complexé par sa taille ou sa forme. Mais c’était sans compter l’adolescence.
Je ne me suis jamais vraiment masturbé avant l’âge de 18 ans ; imaginez mon complexe à 12 ans quand tout mes amis du collège ne parlaient que de se «branler» et de «pénétrer des filles». Tout ça me paraissait sale, interdit. J’ai bien essayer de me secouer un peu l’engin comme le mimaient les copains, mais sans résultat. C’était tout dur, pas franchement beau, et ça faisait mal. J’ai fini par m’imaginer que j’étais stérile, vu que je ne pouvais pas «gicler» comme les autres. Et toujours, les regards méprisants et dégoutés des filles.
Après des années de totale inactivité sexuelle, je me suis dit que mon comportement n’était pas naturel. Après tout, je faisais des rêves érotiques qui me faisaient repeindre involontairement les draps : c’est donc que ça tournait pas si mal que ça, en bas. J’ai alors essayé avec application d’utiliser convenablement mon pénis, et ça a marché. Évidemment. À compter de ce jour, je me suis masturbé au moins une fois par jour, ce qui fait qu’aujourd’hui je maitrise à peu près mon pénis.
Aujourd’hui j’ai 23 ans, et mes amies me disent plutôt bien foutu. Mais le mal est fait : sans me négliger, je n’accorde plus aucune importance à mon physique, et j’ai des difficultés énormes à aborder une femme. Et je suis toujours puceau. Plusieurs fois ce n’est pas passé loin, j’ai même réussi à procurer du plaisir simplement avec ma langue… mais mon pénis restait dans l’ombre, inquiet, timide.
Être encore puceau à mon âge ne me dérange pas plus que cela… Je me dis que la première à voir mon pénis aura un certain privilège, et que si elle ne l’accepte pas ou se moque de moi, elle ne me mérite pas et voilà tout : j’ai attendu 23 ans, je ne suis plus à ça près. Je me rassure en pensant que cette première femme qui verra mon voisin pénis sera plus qu’un coup d’un soir, et sera probablement quelqu’un qui me comprendra… et le comprendra, lui.