Encyclopénis

Un recueil de témoignages concernant le pénis.
Car décidément, il n'y a pas que la taille qui compte.

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Aug 28
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Pénis et VIH - T., 25 ans

Je ne me souviens pas exactement de l’époque à laquelle j’ai découvert mon pénis. Je sais qu’en CP -peut-être était-ce plus tôt ? - je jouais avec une fille dans la cour d’école. Il y avait des pneus, nous les empilions les uns sur les autres, puis nous nous cachions dedans, avec seulement la tête qui sortait, et nous nous déshabillions mutuellement, chacun dans sa pile de pneus. Je me souviens des frissons que ça me procurait, sans aucune érection. Je me souviens que ça montait dans les yeux, comme de l’électricité.

Je me souviens que j’adorais aller à la piscine municipale. J’étais vraiment petit, je n’allais pas au fond du petit bassin. Lorsqu’on partait, je regagnais le bord en gardant le plus longtemps le corps dans l’eau. Je n’ai jamais su l’expliquer, mais les frissons et l’électricité me reprenaient. A chaque fois.

Aujourd’hui encore, j’ai ces frissons qui parcourent mon corps. Mais le symbole a changé. Désormais, je me suis inventé une histoire. Je m’imagine que les maladies, les infections et autres désagréments physiques s’éliminent par le bout de mon sexe. Le gland, dans mon esprit, est l’élément qui permet à mon corps d’évacuer les saletés. C’est tellement fort dans ma tête que lorsque je passe à côté d’une centrale nucléaire, je pense aux déchets radioactifs, et mon pénis m’envoie des chocs électriques, comme s’il se débarassait d’une probable contamination.

Vers l’âge de 7 ans, ma sœur, sans doute en âge de se poser des questions sur le sexe, me faisait me frotter sur elle. Nous étions allongés en culottes, dans le lit, et je me frottais sur elle. Cet épisode, que je ne comprenais pas mais que, plus tard, je ne réussirai jamais à lui pardonner, a élaboré un nombre incalculable de blocages et de déviances sexuelles chez moi. Même si j’en suis conscient aujourd’hui, le fait qu’elle ait pris mon sexe pour ses expériences personnelles a fait de moi un être dénué de sentiments. Je ne connais que la peur. Je n’ai plus jamais eu de libido, malgré une activité sexuelle débordante (et un sexe d’environ 24 cms, et d’une largeur conséquente). Jamais je n’ai plus eu de sentiments, ni à la mort de mon meilleur ami, ni à celle de mon père, ni pour quoi que ce soit. Juste pour un pénis d’enfant. Juste pour un jeu d’enfants.

Il y a peu de temps, après avoir fumé un joint, j’ai senti dans mon corps et dans mon sexe la présence d’un corps étranger. Il était au bout de mon gland, il m’envoyait ces fameuses décharges et, je ne sais pas comment, j’ai su, d’un coup, ce que j’avais.

Cela peut paraître étonnant, mais je savais alors, sans avoir rien fait de particulier dans ma sexualité, que j’étais séropositif. Les examens ont confirmé ce mauvais présage.

Mon sexe m’envoie des signaux de détresse. Je suis toujours persuadé qu’il nettoie mon corps de toutes les maladies. J’ai oublié de dire que je n’ai jamais été malade de ma vie, mise à part la rougeole quand j’avais 8 ans. Après, jamais un rhume, pas une grippe, pas un début d’une quelconque maladie. Mais à chaque fois que je sortais par grand froid, ou quand je rentrais chez moi trempé de la tête aux pieds, toujours cette sensation, dans mon pénis, que cet instrument faisait le ménage.

Aujourd’hui, mon pénis et moi pratiquons la télépathie. J’évacue mentalement mon virus dans mon gland, car je sais qu’il réussira à s’en débarasser, comme il s’est débarassé de toutes les autres infections.

Mon pénis, c’est mon vaccin à moi. Ma trithérapie personnelle.

La maladie génère en moi une perte d’appétit sexuel. Je finis, parfois, par avoir honte de mon sexe qui a engendré la mort. Je suis persuadé que cette maladie était déjà en moi dés ma naissance. A force d’haïr les humains, à force de ne jamais avoir de sentiments pour quiconque, à force de baiser partout sans jamais ressentir le moindre plaisir (à part celui de domination sur mes partenaires), j’ai fini par appeler cette maladie, comme on apprivoise un chien abandonné, galeux, perdu, dont personne ne voudra plus, dont on ne veut pas vraiment non plus.

Je vis avec ce chien galeux, il habite mon pénis. C’est mon compagnon fidèle, que je n’arriverai jamais plus à aimer.

Aug 25
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Jul 28
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C’est l’expo Avedon en ce moment : une excellente idée de sortie pour échapper aux grosses chaleurs. Merci au Crapo pour cette image !
C’est l’expo Avedon en ce moment : une excellente idée de sortie pour échapper aux grosses chaleurs. Merci au Crapo pour cette image !
Jul 20
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A. 21, pénis et normalité

J’ai longtemps eu un problème avec le fait de savoir si mon pénis était normal.

Déjà tout petit, en maternelle, j’avais remarqué - grand mystère - que certains de mes camarades n’avait pas de peau sur le gland, l’un d’eux de payait même le luxe supplémentaire d’une tache de naissance de superficie honorable stratégiquement située.

C’est resté un simple curiosité jusqu’à l’entrée en primaire, année où le pédiatre a décrété qu’il fallait décalotter ça régulièrement. Or il s’est avéré que ça passait mal, très mal, tellement mal en fait qu’il fallait faire ça avec lubrifiant spécial (ça existe) suivi de mictions assis dans l’eau chaude sous peine de vives douleurs. Mes parents, fort peu portés sur le sadisme, arrivèrent pour mon plus grand plaisir à arracher au médecin une trêve qu’ils essaieront de ne jamais de rompre.

Arrive le collège. Pour la taille l’incertitude n’est pas longue, je suis honnêtement pourvu, d’autant plus que le tombeur du groupe reconnait sans aucune honte ses 12cm, nous laissant tous cons avec nos centimètres pas si utiles et notre pucelage.

Arrive aussi en même temps les premiers films pornographiques, et là, choc : pas une seule bite qui penche, alors que mon organe semble avoir des accointances communistes. Et pas un qui ait ces petits boutons que j’ai sur la verge. Serais-je un mutant ? D’autant que pendant ce temps là mon problème de décalottage ne s’est pas arrangé tout seul, j’acquière donc une technique de masturbation (et de nettoyage) ne nécessitant pas de me découvrir le gland, tout en prenant conscience qu’il faudra bien agir un jour pour régler ça.

Je tente de contraindre ma bite vers la droite, me disant naïvement que si elle continue à croître ainsi orientée, ça compensera peut-être sa tendance à virer à gauche.

Nous voici déjà au lycée, j’envoie paître une fille qui me plaît, trop peur d’aller trop loin avec et de me bousiller le prépuce. Je me dis toujours qu’il faudra faire quelque chose.

Arrivé en terminale je trouve une petite amie, et là quand même je prends mon courage à deux mains, je monte voir l’infirmière scolaire et lui expose le problème. Elle, très gentille, me prend un rendez-vous chez un urologue après examen de la bête.

Arrivé chez l’urologue avec ma mère (il me manque alors 3 mois pour être majeur), discussion avec le médecin qui lâche “va falloir couper ça, sinon il ne pourras pas devenir un grand garçon” (connard).

Le jour dit, je me fais donc triturer convenablement, le médecin me laisse en bonus un bout du frein qui formera une boulette de chair quasiment insensible et que je porte toujours. Malheureusement à la fin de mon mois de dispense d’activité sexuelle, la belle s’est envolée. Mon pénis tous neuf reste au garage.

Nous voila maintenant à la fac, dans la petite chambre de la cité U. Ma copine vient pour la première fois, elle veut éteindre la lumière, je saute sur l’occasion : j’ai appris entretemps que la courbure n’était pas anormale, mais pour les boutons, même si je sais qu’ils ne viennent ni d’une maladie ni d’un manque de propreté, je ne veux pas trop tester sa réaction.

Mais l’été approche, et si je pouvais me débarrasser de ces fichus boutons avant de monter chez cette amie si jolie… Ah, on me dit que ça ne va pas être possible, les boutons aussi sont “normaux”, la guigne me poursuit décidément.

Il faut croire que je m’inquiétais pour rien, elle ne verra rien de choquant ou d’anormal, finissant de me rassurer sur ma normalité. Ainsi j’ai pu, plus tard, répondre non, en toute bonne foi, à une partenaire qui me disait “t’as une bite bizarre”.

Jul 10
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J., 20 ans : la circoncision

Après avoir été circoncis, j’ai eu l’envie d’en parler sur mon blog, car j’avais moi-même eu l’impression de manquer cruellement de témoignages, d’expériences. Mon père avait été circoncis, mais il avait cinq ans, en n’en gardait donc aucun souvenir. Et pas question de compter sur les sites et forums consacrés à la santé : tout et n’importe quoi y circule. Il me fallait pourtant être rassuré, il me fallait quelqu’un qui me raconte son vécu pour que le mien à venir semble moins inconnu. Donc, après y être passé, je voulais le partager, pour aider les nombreux autres qui y passeraient ensuite. Mais c’était finalement trop intime pour être exposé sur mon blog; aujourd’hui Encyclopénis me semble une bonne occasion de le faire.

Une des raisons qui a fait que j’ai longtemps attendu avant de me faire examiner, était la crainte d’avoir une érection lorsque mon toubib (pourtant un mec) me tripoterait. En fait, il faudrait être vachement en rut pour ça, parce que le contact du latex des gants, ça coupe toutes les réactions ! Et la façon qu’ils ont de faire l’examen coupe aussi toute envie : ils n’effleurent pas, n’empoignent pas, ils pressent, tournent et retournent.

Une autre chose qu’il faut savoir, c’est que les Musulmans sont loin d’être les seuls à faire des circoncisions. C’est même une opération très courante; être circoncis est donc loin d’être anormal et un grand nombre d’hommes le sont. (Ca peut paraître idiot de le dire, mais c’est je crois ce genre de faits anodins qui sont les plus efficaces pour rassurer.)

Dans mon cas, la circoncision était une des deux possibilités pour soigner mon paraphymosis partiel. Le paraphymosis consiste à ne pas savoir décalloter; processus pourtant indispensable pour savoir nettoyer efficacement le gland - sinon on risque des infections -, et qui est bien fort utile lors des relations puisque le gland est bien plus sensible que le prépuce (peau qui le recouvre et qui se replie). Ca arrive quand le prépuce est pas assez souple. Pour le résoudre, soit on modifie le frein (ligne de peau souple qui permet le repli), soit on retire le prépuce. On peut tout à fait vivre en ayant un paraphymosis, mais on risque de déchirer son frein lors des relations… Rien qu’à imaginer la douleur, le sang qui pisse et le traumatisme de ma partenaire, j’ai tout de suite décidé d’être opéré. J’ai pour ma part opté pour la circoncision, plus facile et plus sûre.


L’autre choix que m’a posé mon urologue est celui de l’anesthésie : locale ou totale. J’ai choisi la totale. J’aurais peut-être mieux fait de me renseigner plus sur ce point… Car il faut longtemps pour se réveiller et on reste plusieurs heures à la clinique après avoir été opéré. Au début, j’ai trouvé ça marrant, car je me suis réveillé tout en douceur et je me sentait plus reposé que jamais, ça m’avait fait un bien fou d’être endormi aussi profondément. Aucune sensation particulière au niveau du pénis, qui était complètement enveloppé de bandages: ni douleur, ni gène. Après, c’était moins drôle, car l’anesthésie est perçue comme un poison par l’organisme, et l’estomac rejette tout ce qu’on lui donne, impossible de manger. Et du coup, impossible de me lever à cause du manque d’énergie, et plusieurs vomissements.


Heureusement, ça fini par passer et j’ai pu rentrer chez moi. Mais j’étais pas frais : encore un peu vaporeux, j’avais du mal à marcher car la moindre pression contre mon engin déclenchait une douleur franchement agaçante. Dès le lendemain, retour chez l’urologue pour examiner l’évolution et recevoir les instructions d’ “entretien”. Quand il a retiré les bandages, j’ai été une seconde horrifié par ce que j’ai vu : “mais qu’est-ce qu’ils ont faits ? C’est moche !” J’ai tiré une telle tronche que le toubib m’a rappellé que la circoncision est une opération irréversible.

Les jours qui ont suivi, j’avais de nouveau les tripes un peu crispées comme avant l’opération, mais pour une autre raison : j’avais pour ainsi dire peur que l’engin ne fonctionne plus. J’avais beau bander à la moindre pensée un peu salace comme avant, j’avais un sale doute concernant ma capaciter à donner et avoir du plaisir. On ne m’avait retiré que le prépuce, mais c’est comme si tout était parti, je me sentais moins “mec” qu’avant. Je n’ai jamais pensé que c’est le pénis qui fait l’homme, mais n’empêche que le sexe occupe une grande partie de, disons, la personnalité. Et bien que je trouve cette idée idiote, je me sentais diminué.


Heureusement, les jours passant, au fur et à mesure que je prennais soin de mon engin, je me suis habitué à son nouvel aspect et j’ai progressivement retrouvé mon état d’avant : je m’apprécie tel que je suis et je suis content avec ce que j’ai.

Comme je l’ai déjà évoqué, cette opération m’a toutefois changé, car depuis j’ai une espèce de considération, voire peut-être du respect, pour mon pénis. Il était devenu plus qu’un simple outil, car l’impression de l’avoir perdu m’a fait réaliser à quel point j’en dépendais dans certains domaines. Avant, j’étais juste content qu’il me permette d’avoir du plaisir, maintenant je suis content qu’il soit là pour ça et j’essaie d’en prendre soin. Et même quand j’ai une érection au mauvais moment, j’aime mieux bander en espérant que ce n’est pas visible plutôt que de ne pas avoir de réaction ! ;)

Ca a l’air important, voire imposant, mais cette opération n’est pas si terrible qu’elle en a l’air. Pour ceux qui se demandent si elle change quelque chose aux sensations, j’aurais tendance à dire que oui, mais sans doute pas comme vous le croyez. Je suis mal placé pour comparer avant/après, puisque j’étais alors et suis toujours puceau, mais voilà en tous cas ce que j’ai constaté : quand le pénis n’est pas circoncis, le gland n’a pas l’habitude d’être exposé et il reste très sensible. J’ai d’ailleurs eu bien du mal à m’empêcher de bander après l’opération, car le moindre frôlement de tissu faisait affluer le sang, et le fait d’avoir souvent mal par la même occasion n’y changeait rien… (si jamais vous avez le coup, je vous conseille les peignoirs amples, ça pose moins problème - et si possible balladez-vous à poil là vous aurez pas mal du tout). Une fois circoncis, on s’habitue peu à peu. Il n’y a pas de perte de la sensibilité, c’est juste qu’on s’habitue à ce que les nerfs du gland soient sollicités.

Après, on peut toujours se demander ce qu’en pensent les filles, mais là, c’est une question de goût :)

Jul 09
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La photo entière est sur Toxicboy.net.
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Jul 08
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J., 20 ans

Le souvenir le plus ancien concernant cette partie si “fascinante” de moi est sans doute la peur que je me suis faite un jour vers mes dix-onze ans. J’avais plus ou moins l’habitude de jouer avec mes testicules avant de m’endormir. Et d’un coup, je n’en ai plus eu deux mais une, impossible de retrouver l’autre. La panique n’a pas duré bien longtemps : encore courte, elle était remontée mais a bien vite repris sa place. Ca m’a par contre coupé l’envie de “jouer” ainsi, j’avais peur qu’elle ne reste coincée pour toujours.

Plus tard, il y a eu deux autres peurs, à cause de la tache brune qui s’étendait le long de la hampe, et à cause de l’impossibilité que j’avais de décalloter une fois l’érection enclenchée. Mais cela faisait plusieurs années déjà que je m’étais découvert et j’avais tout à fait apprivoisé mon engin, la masturbation battait son plein. Du coup, je m’appréciais tel que j’étais; en fait je n’avais peur que lorsque j’essayais d’imaginer la réaction d’une hypotéthique copine en voyant l’état de la bête : peur ? Dégoût ? Rejet ? Je craignais d’être blessé par ses réflexions. Mais je chassais bien vite ces sombres pensées, et je suis resté longtemps dans l’ignorance : je ne savais ni d’où venait cette tache ni si le décallotage était essentiel. Je n’ai commencé à avoir un doute diffus que lorsque j’ai lu, parmi d’autres infos qui traînent sur le net, que mon problème s’appellait paraphymosis. Mais là aussi, n’ayant pas de copine, j’ai repporté à plus tard les inquiétudes.

Avec les années, le Désir, celui qui vous dévore les tripes bien plus que ne vous fait dresser la queue, se faisait plus fort, et j’ai réalisé un beau jour, du côté de mes dix-sept ans, que si je voulais l’assouvir je ferais mieux de me mettre d’abord en paix avec moi-même. J’ai je ne sais comment trouvé le courage de parler de mes doutes à mon toubib, qui m’a dirigé vers un urologue. La décision a été vite prise, et la circoncision s’est faite l’été de mes dix-huit ans. J’appris au passage que la tache était normale même si inhabituelle. Tout était donc réglé.


C’est là, je crois, qu’a réellement débuté une “relation” entre mon pénis et moi. Jusque là, il n’était que l’outil de moi-même qui me servait à me détendre et à me donner du plaisir, tout comme la bouche est l’outil pour manger. Et pourtant, j’avais eu alors l’étrange peur que cet outil ne fonctionne plus, en voyant ce qu’on lui avait fait, à quoi il ressemblait sans prépuce. Oh oui, je bandais toujours aussi facilement (même si le toubib me l’avait interdit pour éviter de perturber la cicatrisation) mais j’avais quand même une espèce de peur de ne plus pouvoir être papa un jour, de ne plus savoir assouvir ce Désir qui s’emparait chroniquement de mon ventre.
Une fois la cicatrisation complète, je n’ai pu m’empêcher de revenir à mes vieilles habitudes. Une rapide masturbation a vite fait de me rassurer sur le bon fonctionnement de l’engin, mais le pas était franchi : j’avais eu une peur à son sujet, une peur profonde et panique. Je n’ai jamais donné de nom à mon pénis, mais depuis ma circoncision, il y a une espèce de considération qu’il n’y avait pas avant : je lui suis en quelque sorte reconnaissant de faire son office, d’être ma soupape de sécurité, et j’espère en prendre soin comme il faut.

Par contre, je n’ai jamais eu la peur si courante d’avoir un pénis trop petit. D’abord parce qu’il ne l’est pas, je me suis vite rendu compte que je suis dans la tranche supérieure de la moyenne déclarée de la population. Ensuite parce que de toute façon, je suis content avec ce que j’ai. Avec tout le temps passé à me découvrir, je me connais sur le bout des doigts (c’est le cas de le dire :) ), et je crois sincèrement que si ma partenaire ne serait pas satisfaite, je n’en serais pas plus gêné que ça. Je me conforte aussi avec des idées du genre “de toute façon si elle m’aime, elle s’en contentera aussi”.

Mais là, c’est une autre histoire, qui demande encore à être écrite.

Jun 12
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Un anonyme nous offre son pénis. Chhht.
Un anonyme nous offre son pénis. Chhht.
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May 29
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L'intermittente

Intermittente du sexe, je crois que c’est l’expression la plus juste. Pas par ma faute, enfin si, je n’avais qu’à ne pas tomber amoureuse d’un homme habitant à 832 km et des broutilles de moi. Un homme, et son pénis bien sûr. Pas de surnom, ou juste un mais pour rire : gros bonbon rose, en référence à l’allure que prend son gland lorsqu’il est en pleine excitation. J’adore ça les bonbons.

J’ai longtemps pensé aux pénis avant même de pratiquer. à ce que se serait d’en avoir un qui gigote entre mes jambes, dans ma bouche, entre mes mains. Maintenant que j’ai apprivoisé le sien, j’ai toujours hâte qu’il me revienne que l’on puisse appliquer toutes ces pensées humides qui m’ont traversé l’esprit pendant son absence. Oui, jamais fan des pornos, j’ai toujours préféré me faire des films dans la tête depuis mes 7 ans à peine, bien sûr avec le temps ils sont devenus de moins en moins innocents.

Un de mes rêves d’enfant plutôt que d’être chanteuse ou maîtresse d’école, c’était d’être bonne au lit. Alors le jour ou j’ai su que j’allais enfin y goûter, dans tout les sens du terme, j’ai eu une légère appréhension, mais très légère, due au fait qu’à ce moment précis je ne pensais pas au plaisir de l’autre mais celui que j’éprouverais ou non à en donner.

Une fellation non appréciée par l’un est une fellation ratée pour les deux, j’ai lu ça des tas de fois et cette phrase était devenue mon proverbe. Et si sa bite pue ? Et si elle a mauvais goût ? Et si ma bouche est trop étroite et que j’y mets les dents ? Et s’il me demande d’arrêter tellement que je manie mal ? Bien évidemment, rien de tout cela n’a eu lieu, et je pense que l’amour que nous nous portions déjà mutuellement y était pour quelque chose.

Son pénis est un vrai bijou, il faut savoir s’en occuper, chaque parcelle de peau, prendre tout le temps qu’il faut pour se faire aimer de lui. Constamment surprise de quelle sensation peut me procurer telle ou telle position, parfois que je pourrais croire que son pénis est doté d’une paire d’yeux à la place du petit trou, sachant explorer tout les recoins de mon anatomie. Pourtant je n’ai que trop rarement atteint l’orgasme, je ne sais pas pourquoi, peut-être une masturbation trop fréquente les années passées : je me suis longtemps occupée moi-même de mon vagin et je n’arrive ainsi à atteindre mon climax sexuel que toute seule. De cause à effet (ou pas) je pourrais copuler pendant des heures si ça ne dépendait que de moi, ou pendant 15 minutes, me laver et reprendre 15 minutes après si encore une fois ça ne dépendait que de moi, à la recherche du plaisir absolu à deux. Je me surprends parfois à le supplier de me refaire l’amour après avoir déjà eu mon compte à peine une ou deux heures auparavant, mais malheureusement, le défaut d’un pénis c’est qu’il doit parfois se laisser le temps de recharger, personne n’est parfait.

May 23
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Marie-Anne, curieuse sans queue

Je dois avouer mon vilain péché, je suis une véritable curieuse sans tabous et croyez-moi c’est pas toujours facile à vivre, surtout en société! 

Bref, mon premier pénis ? Et bien je me souviens de celui de mon père quand j’étais petite et que l’on partageait la salle de bain en famille … 

Mais le moment que je n’oublierai jamais c’est celui où pour la première fois j’ai senti un pénis en érection contre mon corps… C’était à l’aube de mes 14 ans. 

Puis on dira que ce grand inconnu est resté un mystère, je savais le mettre au garde-à-vous, mais après j’étais trop timide pour faire quoi que ce soit … j’étais impressionnée ! (Avec l’expérience on sait quoi faire de ses mains !) 

Et un jour j’ai rencontré celui qui allait être mon premier partenaire. Je me souviendrai toujours de ma première fellation. “Allez vas-y , y’a des filles qui adorent faire ça pourquoi pas toi ?!” - voilà ce que je me répétais, quel drôle d’effet ça fait d’avoir ce corps caverneux dans la bouche … malheureusement pour moi, le pénis du monsieur était plutôt du genre paresseux et lunatique, j’étais surprise lorsqu’une érection ou un rapport durait plus de 3 min… 

Et puis j’en ai rencontré d’autres, des petits, et des grands, des très grands! J’ai un connu un monstre de 21 cm tout aussi long que large! Et c’est pas la panacée … La fellation faisait très vite mal à la mâchoire, on ne pouvait pas aller bien loin, je me fatiguais beaucoup plus vite, la pénétration était souvent synonyme de douleur au début, bref c’était pas le top. 

Le porno ? Je me suis vite rendu compte que c’était très loin de la réalité, on ne trouve que très rarement un pénis de forme oblongue, sans petits défauts, d’un rose parfait et idéalement droit ! 

Mon pénis du moment, pour en parler je citerai Roland Barthes : “J’ai trouvé le fétiche parfait, qui s’adapte parfaitement à mon désir !”, trivialement on dira qu’on s’emboîte à merveille. Raisonnablement long : 19 cm, ni trop fin, ni trop épais, il penche légèrement sur la droite, peut-être m’indique-t-il une direction ! Son petit plus ? Un grain de beauté sur le gland, je le trouve trop chou.

Je ne tarirai pas d’éloge sur ce membre qui me fait grimper aux rideaux, et qui m’obéit toujours avec plaisir ! 

Je ne comprends pas toujours ces filles “handicapées du pénis” - je ne parle pas des frigides, juste de ces jeunes filles qui ont peur de ce grand méchant loup ou bien de ces femmes qui ne le regardent plus avec attention … Loin de moi l’idée de clamer haut et fort “pénis tout puissant” mais on ne peut pas dénier le fait que ce morceau de chair nous apporte beaucoup, il comble ce grand vide qu’il y a en nous (phrase à double sens je laisse les esprits se torturer) ! 

La romantique que je suis dirais que l’on a toute son pénis-frère (cf. l’âme-soeur), et qu’il faut en tester quand même plusieurs pour trouver celui qui nous comble parfaitement!
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Le temps des cerises. Merci beaucoup !
Le temps des cerises. Merci beaucoup !
May 22
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Anonyme, 19 ans

C’était l’été du déménagement, celui de mes quatre ans. En attendant d’être installés complètement dans la maison neuve, ma sœur et moi devions partager la même chambre. Il faisait chaud. Ma mère nous obligeait encore à faire des siestes. Devant la fenêtre, elle tendait un drap clair qui laissait passer la lumière des après-midis. Nous ne dormions pas. Nous jouions avec mon pénis, nous racontions des histoires d’animaux que j’ai oubliées. C’était excitant.

À ce moment-là, le sexe était encore un interdit amusant. Il a été rendu honteux seulement dans les années qui ont suivi, par la culture catholique dans laquelle nous avons été éduqués. Je me souviens qu’un jour, ma sœur s’était endormie. Je parlais à mon pénis en lui donnant des conseils. J’imaginais que plus tard, il devrait passer un concours, qu’il serait un animal dans un cirque.

J’ai un souvenir dans la cour de récréation. Avant d’entrer en classe, un matin, j’ai découvert que je pouvais me caresser en mettant ma main dans ma poche. Il n’y avait qu’un short avec lequel c’était possible. C’est devenu mon préféré. C’était un printemps, j’avais quatre ou cinq ans.

Toujours au même âge, je me souviens que j’avais l’habitude de prendre mon bain avec ma sœur. Je lui demandais de toucher mon pénis. Quand elle faisait ça, elle avait un sourire bizarre. Elle tirait le langue et la mordait en même temps. On jouait aussi au docteur.

Une de mes cousines, plus âgée que moi et qui était assez proche de nous à cette époque, m’a raconté que mes parents nous ont tous les deux rendus pudiques le jour où ils ont découvert ces jeux. Comme je n’ai jamais vu mes parents nus, sauf mon père une fois, en ouvrant la porte de la salle de bain alors qu’il dormait dans la baignoire, j’ai cru que la pudeur était synonyme de maturité, de sérieux et donc d’intelligence, que c’était un droit qu’on n’accordait qu’à partir d’un certain âge. Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai compris que ça participait d’une entreprise de culpabilisation du plaisir et de la liberté des corps. Je ne suis pas encore parvenu à m’en libérer totalement.

Nous avions un grand jardin où j’aimais faire du vélo. Un jour, j’ai roulé pénis à l’air. J’ai eu le temps de tourner une fois autour des deux vieux pommiers avant qu’il se coince dans ma braguette. Je me suis arrêté tout de suite, ça faisait très mal tout en étant excitant. Et là, je me souviens des yeux de ma mère qui m’avait aperçu depuis la fenêtre de la cuisine. Regard sévère qui à septante mètre de distance délivrait un message d’autant plus clair : c’était mal. J’avais cinq ou six ans.

A la maison, il y avait des revues Wakou et Wapiti, pour faire découvrir la nature aux enfants. Je m’étais pris de passion pour les escargots. Par contre, je n’aimais pas les limaces. Mais elles m’excitaient. Au fond du jardin, je retournais les pierres pour les toucher. Un jour, j’en ai posé une sur mon pénis. J’ai eu une sorte de décharge électrique, presque douloureuse, qui est remontée comme une vague de dégoût jusqu’à ma gorge. Je n’ai pas recommencé.

Plus tard, vers sept ans, j’ai eu des expériences avec un copain. Il était venu à la maison et nous avions monté mon tipi dans le hall d’entrée. Là, bien cachés, nous nous étions exhibés mutuellement, quelques instants dans mon souvenir. Peu de temps après, nous avons recommencé, près des urinoirs dans la cour de récréation, à l’abri des regards. J’avais dit à mon meilleur ami, pourvoyeur de Milky Way mais qui avait redoublé, que j’avais des trucs de grand à faire et que je ne pourrais pas rester avec lui pendant la récréation. Et puis, pendant une semaine, mon copain et moi nous exhibions sans arrêt sous le banc, en classe. Il était assis à ma droite. Parfois, il avait une érection. Il m’a expliqué que sa « quette » était comme ça « quand elle était gênée ». Ça s’est arrêté un vendredi parce que la fille dont j’étais amoureux nous avais vus. J’avais eu peur qu’elle pense du mal de moi à cause de ça.

J’ai eu des expériences similaires avec deux autres garçons, qui n’ont jamais duré longtemps. À partir de cette époque, j’ai eu l’impression d’avoir une érection perpétuelle. À chaque fois que j’y pensais, j’étais excité. Ce que je lisais dans les livres d’éducation sexuelle de la bibliothèque m’inquiétait : plus tard, mon pénis grandirait. J’en avais déduit que tout le monde aurait connaissance de mes érections ininterrompues.

C’est au mois d’avril 1997 que j’ai eu mon premier orgasme. À la visite médicale, l’infirmière avait touché mon pénis et elle m’avait demandé si ma maman m’avait dit que j’avais été opéré quand j’étais petit. Je n’avais pas su cacher mon érection. Au soir, j’ai découvert comment me masturber. Longtemps, j’ai cru que j’avais inventé quelque chose. J’avais même  trouvé un nom à masturbation, qui m’apparaît totalement ridicule aujourd’hui : le gratte-bittage.

Je me masturbais dans beaucoup d’endroits. Tout en ayant une tendance exhibitionniste, je ne me suis jamais fait surprendre. J’aimais aller à vélo dans la nature ou me coller à la fenêtre qui donnait sur la rue en baissant mon pantalon. Un jour, j’ai montré mon pénis à la poupée de ma petite sœur.

Je me souviens de quand je me masturbais en prenant mon bain. Je faisais attention à ne pas faire de bruit, j’évitais absolument tout clapotis dans l’eau. Le mouvement  régulier de ma main dessinait de petites montagnes sur l’eau, le long du bord droit de la baignoire. Lorsque j’ai eu des cours de physique sur les mouvements cycliques, je me suis tout de suite rappelé cette fonction sinusoïdale qui partait de mon sexe pour s’éteindre à hauteur de mes pieds.

Quand je restais trop longtemps dans la salle de bain, mon père me disait de ne pas faire des « choses mauvaises » (il ne me parlait pas en français).
Avec le temps, j’étais devenu fier de pouvoir être en érection dès que j’y pensais : je disais que je le faisais sur commande. Lors d’une colonie, au fond du dortoir sombre, j’ai montré mon pénis à un garçon qui ne me croyait pas. Je bandais fort car ça m’excitait beaucoup.

À douze ans, j’ai pris l’habitude de me masturber avec un gel-douche à la mûre, au dos duquel on pouvait lire que « les femmes connaissaient depuis des temps immémoriaux les propriétés adoucissantes de ce fruit dont elles s’enduisaient le corps ». En Belgique, les écoles sont fermées le mercredi après-midi. J’en profitais chaque semaine, assis sur la toilette de la salle de bain. Un jour, après avoir joui, j’ai senti quelque chose de bizarre au niveau de mes testicules. La semaine suivante, une petite goutte de liquide blanc est apparu au-dessus de mon pénis quand j’ai eu fini de me masturber. J’ai cru que c’était le gel douche qui avait traversé ma peau, j’ai eu peur. Et puis j’ai compris que j’avais eu ma première éjaculation.

Quelques mois plus tard, j’ai essayé à plusieurs reprises d’introduire dans mon urètre un coton-tige ou de l’eau à l’aide d’une seringue. J’ai attrapé une infection. Je n’ai jamais osé avouer à mon médecin d’où ça venait.

Avec l’adolescence sont apparues sur la corolle de mon gland ce qu’on appelle des papules perlées. Grâce à Internet, j’ai vite été rassuré et ça n’a jamais posé de problème, ni à moi, ni à mes partenaires sexuelles, qui ne sont d’ailleurs pas nombreuses à ce jour. Je me suis aussi rendu compte que mon prépuce était trop court. Mon pénis est décalotté en permanence et la peau de mon gland, à force de frotter contre le tissu de mes slips, est devenue moins lisse que celle d’autres garçons.

Je ne sais pas si mon pénis a jamais porté un nom. En revanche, j’en ai donné un à mon inconscient. Je crois me souvenir qu’une fille avec laquelle je suis sorti s’était amusée à le baptiser, mais ça n’avait pas duré longtemps car ça me gênait que je ne puisse pas faire la même chose avec son vagin ou son clitoris. Je suis pour l’égalité des sexes. :-)

Je ne prends pas spécialement soin de mon pénis. Je le lave soigneusement pour éviter à mes partenaires d’être dégoûtées par une odeur peu amène. J’ai pris l’habitude de raccourcir mes poils pubiens pour éviter qu’ils se coincent dans un repli de peau quelconque lorsque je cours ou que je marche, car c’est assez douloureux.

À force de masturbation, mon excitation permanente s’est tarie. C’est en voyant jouir des filles que je me suis souvenu que mes orgasmes, quand j’étais enfant, m’empêchaient aussi de garder les paupières ouvertes, révulsaient mes yeux et me faisaient pratiquement perdre conscience.

Aujourd’hui, mes orgasmes ne sont plus vraiment un plaisir en soi, mais plus une sorte de soulagement. Le contact physique à proprement parler, la chaleur du corps d’un autre être humain, la conscience de son sang qui coule à quelques millimètres du mien, le bruit de sa respiration, l’odeur de sa peau, le goût de ses sécrétions, tout ça m’apporte infiniment plus de bien-être que l’orgasme en soi. Je saurais peut-être vivre sans qu’on touche jamais mon pénis, mais pas sans jamais toucher quelqu’un.

Je ne crois pas qu’il faille obligatoirement un pénis pour faire un homme. Il faut obligatoirement un regard, un projet qui différencie, pour faire un homme. Et je ne pense pas qu’il faille des hommes.

May 11
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May 09
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Anonyme

C’est assez difficile de parler de mon pénis car c’est un compagnon du quotidien. Il est comme un bras ou une jambe, une partie intégrante de moi-même. Il fait partie de ce que je suis : un homme. Ni plus ni moins. Mon pénis n’est ni une source de complexe ni une source de glorification. C’est une partie de mon identité masculine. Bien sur, il préside à ma sexualité (difficile de faire autrement), mais il n’en est pas pour autant la condition suffisante ou nécessaire. D’une part une sexualité penicentrée peut être vite ennuyeuse ; d’autre part, bien qu’il permette d’obtenir du plaisir de la manière la plus rapide et la plus efficace, il n’est pas la seule façon d’en avoir.

Sexuellement parlant, j’ai fait la connaissance de mon pénis à l’age de 11 ans en me masturbant pour la première fois. La masturbation pré-pubère c’est rigolo, il n’y a pas d’éjaculation ! Bon… ça n’a pas duré, dommage, c’était pratique.

L’apprivoisement de cet organe n’est pas simple, il répond à ce qu’on a dans la tête. Un coup de stress et il devient incapable de remplir son office (et l’orifice auquel on le destine)… les premières fois n’ont pas été évidentes ! Mais une fois les émois adolescents maîtrisés, il est un compagnon fidèle et robuste. Certes, par moments, il a le mauvais goût de me rappeler son existence au travers d’une érection inopportune aussi désagréable que inesthétique ! En même temps c’est parce qu’il discute avec mon cerveau, ce fourbe qui repère tous les bons coups à l’horizon et qui n’oublie pas de le signaler à mon pénis.

Mon pénis est une partie de moi, une partie agréable, une partie indissociable. Il est une des extensions physiques de mon cerveau. Il réagit à mes pensés mais les influences aussi. Il est l’une des sources du dialogue permanent entre mon corps et mon esprit. Il exprime la dimension animale de ce que je suis tout en sublimant mes qualités psychologiques et morales. Je ne saurais m’en passer au même titre qu’il n’est pas indispensable à ma vie… c’est toute l’ambivalence du sexe.

C’est vraiment très bizarre d’intellectualiser quelque chose d’aussi éminemment physique que le pénis, et en l’occurrence, parler plus avant de mon pénis reviendrait maintenant à parler de ma sexualité. Ça ne me dérange pas, mais ça ne rentre plus dans le cadre d’Encyclopenis.